Fatigue / Usure / Epuisement

 

 

Pendant ma semaine à accompagner Simba en vacances en pays natal de Champlain,  j’ai pu profiter de moment de calme pour poursuivre certaines de mes lectures. Et au travers le mélange des unes et des autres, est apparu à mon esprit la manière d’exprimer quelque chose que je ne pouvais jusqu’à alors pour faute de mots : ma fatigue.

 

Alors que certaines personnes pensent que de travailler dans l’IT est moins fatiguant que de manier le marteau-piqueur toute la journée, j’ai toujours défendu que cela était différent et tout aussi usant, mais sans avoir les mots pour l’expliquer. Cela est différent aujourd’hui, grâce à ces lectures.

L’activité intellectuelle génère une « fatigue » physique plus sournoise que la fatigue musculaire.
En effet, l’activité intellectuelle épuise l’énergie du corps, sans pour autant lui déclenchant les outils de régénération de celle-ci (le sommeil). Cet épuisement est graduel et cumulatif.
L’activité intellectuelle intense demande une énergie considérable qui est déboursée par le corps sans que celui ne compte (contrairement à vos jambes par exemple, qui vous le feront payer rapidement pour vous forcer à vous reposer et surtout à dormir).
Si votre tête devient boulimique … elle empiète sur votre temps de sommeil et vous dépensez votre capital énergie en piochant dans vos réserves jusqu’au jour où votre corps ne peut plus rien fournir ni reconstituer … et là … c’est black-out.
La sournoiserie de la chose étant que le travail intellectuel est « facile », celui-ci nous permet aisément de franchir le seuil de la consommation d’énergie acceptable sans pour autant se signaler à notre attention par les signes classiques de la fatigue.
Quand vous savez que dans mon cas, j’ai été capable d’enchainer de multiples journées de presque 40H de travail sans pause … je crois comprendre où mon capitale a été dilapidé … (et pour quoi au final … sic).

 

L’astuce pour éviter cet épuisement est simple pourtant : pratiquer une activité physique ! (faire du sport, jardiner, faire sa Valérie Damidot etc.)
Ce n’est pas forcément simple quand on est passionné (ou qu’une forte léthargie nous envahit) de faire cet « effort » mais  c’est nécessaire afin d’éviter de payer violemment cette usure plus tard.

En effet, cet épuisement est cause de :

  • Perte de la force musculaire
  • Perte de poids
  • Sévère déprime

Autant vous dire, que cela peut avoir des répercussions inattendues … votre déprime et votre manque d’envie liée à votre  épuisement pouvant vous mener à l’isolement et à la désaffection de vos proches … car vous semblez différent…

Alors … Oust! Dehors, prenez l’air :)

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